LE FESTIVAL DU FILM ISRAÉLIEN DE PARIS

CETTE ANNÉE ENCORE, EN 2026, LE FESTIVAL DU FILM ISRAÉLIEN S’EST TENU À PARIS EN TOUTE IMPUNITÉ

La culture est politique : le cinéma est une arme de soft-power pour Israël. Il concourt à la normalisation d’un état colonial et d’apartheid, aujourd’hui génocidaire, et permet de perpétuer le mythe d’une démocratie qui laisserait la parole à tous·tes.

 

L’ambassadeur d’Israël Joshua Zarka lors de son discours à la cérémonie d’ouverture

 

Le festival du cinéma israélien est directement lié à l’état Israélien via quatre sponsors institutionnels : l’ambassade d’Israël à Paris, l’Israel Film Fund, la fondation Rabinovich et Bait Israeli qui est l’antenne française du « ministère de l’Alya et de l’intégration » et œuvre à l’installation de français·es dans les colonies israéliennes !

 

Quelques sponsors du festival

 

L’Union Juive Française pour la paix rappelle, dans un communiqué du 19 mars 2024, que le Festival du cinéma israélien de Paris s’est fermement opposé aux appels à la paix et au cessez-le-feu.

Ses organisateurs, qui affirment publiquement soutenir Israël dans son « droit à se défendre », ont même dénoncé la marche pour la paix du 19 novembre 2023 et moqué ce qu’ils considèrent être des « pétitions bien-pensantes » appelant à l’arrêt des combats.

Rappelons que c’est dans cet espace intimement lié au gouvernement israélien que le réalisateur Nadav Lapid a présenté son film Oui l’année dernière (film en partie financé par l’Israël Film Fund). Il est à nouveau intervenu au festival cette année 2026.

La critique du gouvernement israélien n’est pas performative : accepter les financements d’un état et lui servir de caution démocratique est une forme de complicité. C’est pour ces raisons que plusieurs collectifs avaient appelé au boycott du film Oui.

 

Nadav Lapid au Festival du Cinéma Israélien ce vendredi 20 mars 2026

 

Le festival du cinéma israélien a lieu au Majestic Passy, un cinéma du réseau Dulac, partenaire du festival.

En plus de ses salles, Dulac Cinémas fait également de la production et de la distribution, et organisait le Champs Elysée Film Festival jusqu’à sa disparition récente, notamment à cause d’enquêtes parues dans la presse sur le climat très délétère dénoncé par les employé·es et la censure de certaines séances à caractère politique (notamment celle organisée par le collectif juif décolonial Tsedek!).

La présidente Sophie Dulac entretient des liens étroits avec l’État israélien qu’elle a défendu plusieurs fois dans la presse. Le magazine Actualité Juive la décrit comme une “ambassadrice essentielle pour le cinéma israélien en France”. La plupart des films israéliens que Dulac distribue ou produit ont été soutenus par l’Israel Film Fund, qui est sur les listes du boycott car directement lié au pouvoir israélien.

Il est de notre devoir de boycotter ces événements complices et ce blanchiment par la culture. Cela répond à l’appel lancé par la société civile palestinienne qui a initié, dès 2005, le mouvement « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS), inspiré de la lutte contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Le boycott est une stratégie de résistance et de lutte puissante, à la portée de tous·tes.

Mobilisons-nous pour que cette édition du festival soit la dernière.